Renaissance et lumière : Le corps sous la loupe des savants
Après le Moyen Âge, l’Europe change de regard. On veut comprendre comment fonctionne la “machine” humaine. C’est le début de la science moderne, mais pour les femmes, c’est une période de contrastes.
On ouvre les corps (L’Anatomie) : C’est 'l’époque des grands dessinateurs et des premiers chirurgiens qui étudient les cadavres pour comprendre les organes.
Le modèle unique : Le problème, c’est que les savants prennent souvent le corps de l’homme comme “le modèle de base”.
Une copie “différente” : On dessine le corps féminin en pensant que c’est exactement comme un homme, mais avec les organes sexuels à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur. On a encore du mal à voir la femme comme un corps ayant son propre fonctionnement.
La fin des “sorcières” et le début des médecins : C’est un tournant important pour la santé.
La chasse aux savoirs : Les femmes qui soignaient avec les plantes dans les villages sont de plus en plus surveillées. On commence à dire que seuls ceux qui ont faire de longues études (les hommes) ont le droit de soigner.
L’apothicaire remplace la cueilleuse : La pharmacie devient une boutique officielle. On y trouve des remèdes plus complexes, mais les femmes perdent un peu ce lien direct qu’elles avaient avec la nature et les “simples” (les herbes médicinales).
La naissance de l’obstétrique : C’est à cette période que les hommes médecins commencent à s’intéresser de près à l’accouchement, qui était avec une affaire 100% féminine. Les sages-femmes luttent pour protéger leur savoir millénaire face à des médecins hommes qui s'imposent de plus en plus avec leurs nouveaux instruments.
Angelique de Coudray : Sage femme visionnaire du 18ème siècle, elle a révolutionné l’enseignement de l’obstétrique en parcourant la France avec sa “machine”, un mannequin de tissu grandeur nature, pour former des milliers de femmes et professionnaliser leur savoir face à la montée des médecins hommes.
L’idée de la “Nature féminine” : Au siècle des lumières (18e siècle), les philosophes discutent beaucoup de la place de la femme.
Fragilité : On commence à dire que le corps des femmes est “naturellement” plus fragile et sensible à cause de ses nerfs et de ses hormones (qu’on ne connait pas encore bien).
À la renaissance, le corps féminin devient un objet d’étude. On le dessine, on l’analyse, mais on le compare toujours à l’homme. Ce sont les hommes qui décident de ce qui est bon ou non pour la santé des femmes.