L’antiquité : Le corps féminin sous le regard des premiers savants
L’invention de l’Écriture :L’antiquité commence vers 3000 av J.-C. en Mésopotamie et en Égypte. C’est la fin des transmissions uniquement orale. On commence à graver des remèdes et des observations médicales sur des tablettes d’argile ou des papyrus.
L’Égypte Ancienne : C’est sans doute l’une des périodes les moins sombres pour le corps des femmes.
Les femmes médecins : Des femmes comme Peseshet exercent la médecine. Elles ne sont pas seulement sage-femmes, elles dirigent des équipes de soignants.
Savoir gynécologique : Le Papyrus d’Ebers ou celui de Kahum détaillent des tests de grossesse (basés sur la germination de l’orge et de l’amidon) et des méthodes contraceptives déjà très élaborées.
La Grèce Antique : C’est ici que les choses se compliquent. Avec de grands penseurs comme Hippocrate ou Aristote, le corps de la femme est théorisé par les hommes.
L’utérus errant : On imagine que l’utérus est indépendant et que celui-ci voyage dans le corps de la femme et cause des maladies s’il n’est pas “nourri” par le mariage. C’est l’ancêtre du concept d’hystérie (qui vient du mot utérus).
Le corps “incomplet” : Aristote définit la femme comme un “mâle imparfait”. le sexe féminin était génétiquement inférieur au sexe masculin en raison d'un développement embryonnaire imparfait et inachevé.
La Rome Antique : Rome hérite des théories grecques mais apporte une organisation plus stricte.
Soranus d’Éphèse : Il écrit le premier grand traité de gynécologie. Bien qu’homme, il valorise énormément le métier de sage-femme, exigeant qu’elles soient instruites.
L’aspect juridique : La femme romaine gagner en influence sociale, mais son corps reste légalement lié à la lignée (le Pater Familias). Sa fonction première reste de donner des citoyens à Rome.
Femme médecin dans l’Égypte ancienne
Hippocrate
Soranus d’Éphèse, Position de l’embryon dans l’utérus
L’Antiquité est le moment où l’on passe du sacré au biologique (le corps devient un objet d’étude médicale). Malheureusement, c’est aussi là que s’installent les préjugés sur les femmes qui continuent de durer aujourd’hui.